« Lyon n’est plus »,...
une destinée funeste qui a télescopé
une ambition Napoléonienne qui en a fait un défi.
Pour Lyon la rebelle, en 1793, un décret de la
Convention n’annonce rien d’autre que la
destruction programmée de la ville à laquelle
l’assemblée révolutionnaire a enlevé
jusqu'à son nom.
Plus de travail sur les métiers à tisser…c’est
la clairvoyance et la volonté de Bonaparte qui
vont sauver la soierie lyonnaise relançant dans
son sillage l’activité de l’ensemble
des arts décoratifs.
Revenant de chaque voyage en Italie, le premier consul
tenait à passer par LYON.
En 1802, venant poser la première pierre des
nouvelles façades de Bellecour, il rend une visite
à une fabrique de soieries. Visite qui s’avérera
prépondérante pour l’avenir cette
activité Lyonnaise.
Napoléon « Commercial
et Chef de produit »
Faire reconnaître les soieries lyonnaises par
l’Europe devient une ambition pour Napoléon.
Il va jusqu’à en être un élément
moteur favorisant la créativité et recherchant
à améliorer les métiers à
tisser pour faciliter la reproduction des dessins.
De sorte qu’après avoir frôlé
le néant, les métiers de la soie reprennent
très vite leur place perdue durant un long
intermède révolutionnaire.
Napoléon « Chef d’Entreprise
»
Pour répondre à la volonté de
Napoléon, la soie habille les murs. Quatre-vingts
kilomètres de soierie pour des résidences
impériales. « Saint Cloud, les Tuileries,
Fontainebleau, Compiègne, le Grand Trianon,
Versailles » deviennent des références
pour les soieries lyonnaises.
Avoir ramené à la vie les métiers
de la soie, leur avoir rendu la place qu’ils
méritaient d’occuper et permis de contribuer
au rayonnement de la France, n’est certainement
pas le moindre des mérites de Napoléon
Bonaparte.
Mais aussi et surtout…Napoléon
et son « Mentor »
Si Napoléon avait l’ « AURA »
pour faire changer le cours des choses, l’injustice
serait de ne pas souligner l’importance capitale
de Joséphine qui initia le futur Empereur à
la décoration, et ce, bien avant de devenir
Impératrice.